vendredi 23 novembre 2018

La politique prend en otage l’école haïtienne », déplore le ministre Josué Agénor Cadet

National -
Le ministre de l'Éducation nationale Josué Agénor Cadet est monté au créneau pour dénoncer les manoeuvres de certains acteurs qui, à travers les réseaux sociaux ou même dans les médias traditionnels, découragent les parents à envoyer leurs enfants à l'école, pour éviter le pire en ces moments de panique annoncés dans le pays. Intervenant lundi sur Magik9, le ministre déplore que la politique prenne en otage l'école haïtienne.
Au lendemain de la mobilisation populaire du 18 novem...

Joseph Lambert contre le départ du chef de l’État

National -
«Ce n’est pas le ôte-toi-de-là-que-je-m’y-mette qui va résoudre le problème», a soutenu le sénateur Joseph Lambert, mardi sur radiotélé Métropole. Déplorant le fait que plusieurs groupes réclament le départ de Jovenel Moïse, le sénateur, citant le groupe 184, a rappelé que le départ d’Aristide de 2004 n’a été bénéficiaire qu’à certains groupuscules qui ont offert des franchises à leur entreprise. 20 milliards de gourdes de dettes par an ont été accumulées à la suite de ces taxes non perçues...

La débandade de Vertières

Le 18 novembre 1803 est resté dans notre histoire comme l’ouverture d’une percée héroïque sur le front de la lutte contre l’arbitraire de l’esclavage sous toutes ses formes. La bataille de Vertières, le geste héroïque de François Capois et les hommages (délicieux à apprendre) de Rochambeau au fringant cavalier, etc. nous savons tout cela par cœur. Et nous avons appris à méditer ces vers admirables de l’étonnant Frankétienne « Apprends vite à chevaucher ta chute. Que ta chute soit ton cheval pour continuer le voyage », paroles qui corroborent cette idée que nous autres, Haïtiens, sommes un peuple de battants.

Accident spectaculaire sur la route de l'aéroport, six décès sur place

Un véhicule immatriculé Service de l'Etat dont l'une des roues a été arrachée a percuté huit personnes qui vaquaient à leurs occupations, faisant six morts sur place mercredi sur la route de l'aéroport. Les deux autres personnes grièvement blessées ont été transportées d'urgence à l'hôpital.Le conducteur du véhicule, une Toyota Prado, a été escorté par des agents de l'ordre sous la menace d'une foule en colère qui menaçait de mettre le feu dans la voiture.

Des agents de l'ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule et prendre le contrôle du périmètre où l'accident a eu lieu.
source Le Nouvelliste

La proposition de sortie de crise du RDNP ne prévoit pas le départ de Jovenel Moïse


Le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) est la seule organisation politique à avoir fait une proposition de sortie de crise qui ne prévoit pas la démission du président de la République. Pour éviter une guerre civile dans le pays, le secrétaire général de ce parti demande au pouvoir en place de mettre sous scellé les biens de toutes personnes dénoncées par la clameur publique impliquées dans l’utilisation du fonds PetroCaribe ; geler leur compte en banque ; prendre des mesures d’interdictions de départ contre eux…Ce n’est ni le PHTK, le parti au pouvoir, ni aucun des partis membres du gouvernement encore moins des parlementaires proches du pouvoir en place qui ont levé le petit doigt en faveur du président Jovenel Moïse, visiblement en chute libre. A un moment où toutes les activités sont paralysées depuis quatre jours à Port-au-Prince et dans la plupart des villes de provinces et que les appels à la démission du chef de l’Etat émanent de toute part, le RDNP propose autres choses. 13 propositions pour, selon Eric Jean Baptiste, éviter une guerre civile dans le pays.
1- Poze sele sou byen tout moun endistenkteman ke klamè piblik site non yo nan lajan PetroCaribe.
2- Jele kont labank yo
3-Mete entèdisyon depa kont yo.
4-Mande konkou entèpol ak lòt enstans entènasyional pou ede Ayiti retrase e rekipere lajan ki lòt bò dlo yo.
5- Fè evaliasyon ak fim endepandan tout travay kite kòmanse yo, pou leta kab egzije konpayi ki responsab fin fè rès travay lajan ki nan men yo wan . Lanse san pèdi tan, san demagoji pwosè ekitab sou lajan PetroCaribe a
6-Redwui o maksimòm tren lavi leta, pran mezi pou peyi ya, pandan yon tan sispann enpote sa ki pa esansyèl pou nou viv.
7- Laji asyèt fiskal, konbat tout bon vre kontreband - kriminalize evazyon fiskal
8-Kreye travay a wot entansite men dèv, pou soulaje mizè pèp la ki pa gen manje nan asyèt li, ni lajan nan pòch li. Travay a wot entansite men dèv pa vle di rara, men pito al fè mi sèk nan ravinn, al konstwui wout an beton, peyi ya gen sab, siman ak dlo, elatriye
9-Chita pale san zamitay osnon esklizyion ak tout kò òganize nan sosyete ya poun deside sou ki fòm leta nou vle.
10- Mete an plas pwogram sosyal konvèsyon pou bandi ki vle depoze zam yo, sak pa vle pou leta mete yo nan pozisyon pou yo pa nwui moun ak sosyete ya
11- Lanse pwogram kore pwodiksyon nasyonal, aprann peyi ya nesesite poun konsome pwodui lakay
12- Mete kanpe sou pye pwogram planin familyal poun frenen endistri moun nap ponpe san kontwòl pandan nou pap pwodui richès.

Kenneth H. Merten : « Aux Etats-Unis nous allons aux élections pour choisir nos leaders »

L’ambassadeur Kenneth H Merten, sous-secrétaire d’Etat au Département d’Etat Américain, par rapport à la démission du président Jovenel Moïse exigé par une bonne partie de l’opposition, s’est référé à son pays pour indiquer que c’est dans le cadre d’élection que les leaders sont choisis. « Nous autres aux Etats-Unis, nous allons aux élections pour choisir nos leaders. En Haïti, j’ai l’impression que la majorité des gens aimeraient aller aux élections pour choisir, changer leurs leaders. Cela donne moins de travail à faire…La violence empêche l’accomplissement de bonne choses, de bonne chose comme l’investissement », a répondu Kenneth H Merten, interrogé par la Voix de l’Amérique, mercredi 21 novembre 2018.
« Comme tout le monde le sait, les Etats-Unis n’aiment pas les situa
tions de violence, de dérapage. Si quelqu’un a un problème avec le gouvernement, c’est normal qu’il proteste, qu’il manifeste. Mais ce n’est pas bon que des gens attaquent de paisibles citoyens. Haïti a besoin d’investissement, Haïti a besoin d’investisseurs. Nous avons besoin de paix pour pouvoir continuer à faire des affaires avec le gouvernement haïtien, avec le peuple haïtien. Il y a des façons de faire entendre sa voix. Les gens veulent le changement mais nous savons tous que le changement s’opère lentement », a expliqué Kenneth H Merten.
Sur la détérioration de la situation au point que certains voient poindre le spectre d’une guerre civile en Haïti, le diplomate a indiqué qu’il n’a pas cette lecture. « Nous voyons pas la situation comme ça… Nous sommes d’accord : si les gens ne sont pas contents du fonctionnement de l’Etat, s’ils ont des problèmes avec le fonctionnement du gouvernement, c’est normal qu’ils gagnent les rues pour exprimer leurs frustrations. Mais cela devrait se faire sans violence, sans dérapage parce que finalement ce sera préjudiciable pour Haïti. Il faut que l’argent circule, qu’il y ait des investissements, que l’économie fleurisse pour que les gens trouvent des opportunités afin de gagner leurs vie », a indiqué M. Merten qui estime que « la police nationale d’Haïti a fait un bon travail » pendant les journées de protestations.
« C’est un travail très difficile. Mais nous autres, nous sommes vraiment satisfaits du travail fait par police nationale d’Haïti pour assurer un minimum de paix dans le pays. Vous savez, depuis le départ des troupes des Nations unies l’an passé, le travail de la sécurité a incombé à la police nationale. En temps de grève, de désordre, les policiers ont répondu », a soutenu l’ambassadeur Kenneth H Merten qui a été interrogé sur le dossier brulant d’importation illégale en provenance d’Haïti dont l’instruction a débouché jusqu’ici sur l’inculpation de l’ex-Dg de la PNH, Godson Orélus et de l’ancien ministre de l’intérieur Réginald Delva. « Nous ne sommes pas d’accord que des gens fassent entrer des armes en Haïti de n’importe quelle manière. Si cela se fait en Haïti, c’est une raison d’inquiétudes pour les Etats-Unis », a dit Kenneth Merten, soulignant qu’Haïti n’est pas le seul pays à avoir ce problème. Cela arrive aussi à la Jamaïque, a-t-il souligné, indiquant avoir parlé avec des beaucoup hommes d’Etat qui ont partagé leurs préoccupations face à cette situation d’importation illégales d’armes et de munitions.
Interrogé sur PetroCaribe, Kenneth H Merten a déclaré : « C'est de l’argent qui est entré au pays il y a longtemps de cela. Ce n’est ni sous le gouvernement de Martelly ni sous le gouvernement de Préval. Nous aimerions voir cette question réglée de façon transparente et paisible. C’est bon, c’est légitime que des gens s’interrogent sur cette question. Mais j’ai l’impression que des gens différents voudraient manipuler cette situation pour des raisons politiques ».
L’interview du diplomate américain intervient mercredi, au troisième jour de paralysie totale de la zone métropolitaine de Port-au-Prince et de certaines grandes villes du pays pour exiger le départ du président Jovenel Moïse et le jugement des dilapidateurs du fonds PetroCaribe dans lequel sont indexés aussi bien d’anciens ministres de l’administration de René Préval que de celle de Michel Martelly.
Roberson Alphonse source Le Nouvelliste

Intégralité de la déclaration de l'ambassade des États Unis d'Amérique après les 3 journées de manifestations et de paralysie des activités économiques.

Les États-Unis, partenaire de longue date et ami d'Haïti, partagent le désir d'Haïti d'avoir un avenir meilleur pour son peuple. Les États-Unis soutiennent les droits des peuples du monde entier de s'exprimer librement et de manifester pacifiquement, et supportent le gouvernement haïtien dans la mesure où il garantit à la fois ces droits et la sécurité des biens publics et privés. 
Nous encourageons un dialogue constructif afin d'aborder les points de désaccord et de trouver des solutions durables sans violence. 
Nous exhortons toutes les parties et tous les leaders à travailler ensemble en vue de faire avancer le dialogue politique dans le sens des intérêts et des aspirations du peuple haïtien.
Nous voudrions également saluer le professionnalisme dont la Police Nationale d'Haïti (PNH), a fait preuve dans le maintien de la sécurité et celui de l'ordre public le 18 novembre dernier, ainsi que durant les jours qui ont suivi. 
Nous offrons nos condoléances aux familles et aux amis des victimes qui ont perdu la vie. 
Les États-Unis reconnaissent la légitimité démocratique du gouvernement d'Haïti et de ses institutions et autorités elus. Nous exhortons le gouvernement haïtien à poursuivre ses efforts de renforcement de l'Etat de droit, la bonne gouvernance et pour la lutte contre la corruption afin de garantir la stabilité politique et économique.
Les États-Unis continueront de travailler avec Haïti pour créer un pays plus sûr, plus sécuritaire et plus prospère pour tous les Haïtiens. Nous notons qu'Haïti se préparera pour les élections législatives de l'année prochaine. Nous espérons que tous les Haïtiens conviendront qu'elles ne peuvent se dérouler que dans un climat de paix, de tranquillité, de transparence et en conformité avec les lois Haïtiennes.